Poésie Francophone

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D’après la nouvelle en provenance du Vietnam, vers 19 heures du 18-3-2010, le poète Hữu Loan, l’auteur du célèbre poème Màu Tím Hoa Sim (La couleur violette de la fleur de myrte), vient de décéder à son domicile au village Vân Hoàn (canton Nga Lĩnh, district Nga Sơn, ville Thanh Hóa), à l’âge de 95 ans.

MAUVE COMME LA MYRTILLE (traduction 2)
Elle avait trois frères dans les forces armées,
Des cadets dont certains ne savaient pas parler,
Quand son bel âge ornait ses cheveux de candeur.
Je suis un soldat, un combattant plein d’ardeur,
Loin de la famille, et l’aimais comme une soeur.
Le jour du mariage, en région retranchée,
Elle ne réclamait pas sa robe de mariée
Je portais mon treillis, mes bottes de guerrier
Emportaient encore de la boue des tranchées.
Elle était jolie de son sourire vermeil,
Aux côtés d’un mari à nul autre pareil
J’ arrivais de mon unité pour l’épouser,
Et tout de suite après y étais retourné…
Sous le tir des canons, cantonné bien loin d’elle,
Avec appréhension, je pensais à ma belle :
Des maris à la guerre bien peu reviendraient,
Si jamais c’était moi que le sort retiendrait,
Ô ma pauvre femme qui m’attendait en vain
Comment pourrait-elle affronter le destin !
C ‘était pas le soldat qui tomba au combat,
Mais la jeune fille à l’abri qui succomba !
C’était pas le mari qui fut tué au front,
Mais périt la femme restée à la maison !
Sur une permission, à mon hâtive arrivée
Ce n’était pas elle que j’avais retrouvée,
Mais ma mère, assise tout près de sa tombe,
Qui se recueillait dans un coin très sombre
Le vase de fleurs d’un mariage emballant
Servait de pot d’encens, dans un air désolant.
Ses soyeux cheveux noirs effleurant ses épaules
N’étaient pas assez longs pour lui faire un chignon.
Ô ma chérie ! De tes dernières secondes,
Je n’ai pu entendre aucune de tes paroles
Ni n’ai pu te voir ou te regarder une fois.
Elle aimait des myrtilles leurs fleurs violettes
Jadis elle portait leurs couleurs sur sa veste
Jadis, elle aimait rapiécer mes chemisettes
Au clair d’une chandelle… Il était une fois …
Un soir de pluie, dans les sous-bois du front Nord Est
Les frères apprenaient la nouvelle funeste
Avant celle de son mariage modeste
Avec le temps on voit les benjamins grandir,
Un matin d’automne, contempler sans mot dire
La photo de leur soeur dans l’incrédulité
Le vent, à ce moment, par sa subtilité,
Se levait pour briser la surface de l’eau
Et pour couvrir d’un sable jaune son tombeau
Les soirs d’opération, passant par les collines
Empourprées de violettes fleurs des myrtilles,
Je songe à elle, à son amour pour ces fleurs,
Ces fleurs violettes qui me languissent le coeur.
Voyant une déchirure sur mes épaulettes
Je chante, inspiré par ces couleurs violettes :
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Trần Kim Vân (Dr Than Trong An)
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6 commentaires

  1. izidoro Fogueiredo dit :

    Seduis-moi!

    Séduis-moi!
    Sans réfléchir,
    Sans indécisions et sans peur.
    Apporte-moi des fleurs,
    Offre-moi des étoiles
    Que tu cueilliras spécialement pour moi!

    Séduis-moi!
    Cours le monde,
    Invente une chanson,
    Écris-moi des verses
    Qui parlent de passion.
    Rigole avec moi,
    Fais-moi rire,
    Touche-moi sans me toucher.

    Surprends-moi,
    Prends-moi!!!
    Parle-moi de toi,
    De ta vie.
    Regarde-moi dans les yeux
    Fais-moi sentir
    Un être spécial.

    Séduis-moi!
    Parle-moi d’amour
    Et de paradis.
    Viens avec des baisers,
    Des bougies et du vin rouge,
    Si nécessaire…
    Prends-moi dans tes bras
    Et je te le jure
    Que si tu viens ainsi
    Je ne saurai pas te résister…

    Letícia Thompson

    leticiathompson@skynet.be

  2. izidoro Fogueiredo dit :

    «Le livre, comme livre, appartient à l’auteur, mais comme pensée, il appartient – le mot n’est pas trop vaste – au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit »

    Victor Hugo – 1878 – Discours d’ouverture du Congrès Littéraire International.

  3. izidoro Fogueiredo dit :

    PROVERBES –

    À bon chat, bon rat.
    À bon entendeur, salut.
    A bon mentir qui vient de loin.
    À bon vin, pas d?enseigne.
    À brebis tondue Dieu mesure le vent.
    À chacun son dû.
    À chaque jour suffit sa peine.
    À chaque oiseau son nid est beau.
    À cheval donné, on ne regarde pas la bouche.
    À l?oeuvre on reconnaît l?artisan.
    À la griffe on reconnaît le lion.
    À la guerre comme à la guerre.
    À l’oeuvre on connaît l’ouvrier.
    À père avare, fils prodigue.
    À tout seigneur, tout honneur.
    Abondance de biens ne nuit pas.
    Acquiers bonne renommé et dors la grasse matinée.
    Adieu, paniers, vendanges sont faites.
    Advienne que pourra!
    Aide-toi et Dieu t?aidera.
    Après la pluie le beau temps.
    Après moi le deluge!
    Au besoin on connaît l?ami.
    Au bout du fossé, la culbute.

  4. izidoro Fogueiredo dit :

    Une dame à sa voisine:
    HUMOUR

    -Ma fille a deux passions, la danse et le chant… Elle hésite…

    -Je crois q’elle devrait choisir la danse!

    -Pourquoi, vous l’avez vue danser?

    -Non, mais je l’ai entendue chanter!

  5. izidoro Figueiredo dit :

    LES SALUTATIONS

    Salut. ? Olá, oi.
    Bonjour. ? Bom dia, olá. Usamos bonjour como um cumprimento simple, não somente usado de manhã.
    Bonsoir! ? Boa noite!
    Bonne nuit! ? Boa noite! (usado ao ir embora ou antes de ir dormir)
    Bonne journée! ? Tenha um bom dia!
    Comment ça va? ? Como vai?
    Comment vas-tu ? ? Como você está ?
    Comment allez-vous? ? Como o senhor / a senhor está ?
    Ça va bien, merci. ? Estou bem, obrigado.
    Et toi? ? E você?
    Et vous? ? E o senhor /a senhora ?

    Há outras expressões bem comuns quando cumprimentamos alguém.

    Ça fait longtemps qu?on ne s?est pas vu. ? Faz tempo que não nos vemos.
    Comment ça marche, le travail ? ? Como vai o trabalho ?
    Comment ça marche? ? Como vão as coisas?
    Comment vont les choses? ? Como vão as coisas ?
    Qu?est que tu me racontes ? ? Que você me conta (de novo) ?
    Qu?est-ce qu?il y a de nouveau ? ? O que há de novo ?
    Quelles sont les nouvelles? ? Quais são as novidades ?
    Quoi de neuf? ? O que há de novo?

    Para se despedir,usamos as seguintes expressões:

    À bientôt! ? Até breve !
    À demain ! ? Até amanhã !
    À la prochaine! ? Até a próxima !
    À la semaine prochaine! ? Até a semana que vem!
    À plus tard ! ? Até mais ! Até mais tarde !
    À plus ! ? Até mais !
    À tout à l?heure! ? Até daqui a pouco!
    Au revoir! ? Adeus! Até logo!
    On se parle plus tard. ? A gente se fala mais tarde.
    On se voit! ? A gente se vê !
    Salut! ? Tchau! ? Salut é usado tanto para cumprimentar como para se despedir.

  6. izidoro Figueiredo dit :

    Bonjour et bienvenue sur CLUBRFIMACAPA. Aujourd’hui, nous avons une fable de La Fontaine intitulée « le Corbeau et le renard » écrite en 1668. C’est parti.

    Maître corbeau, sur un arbre perché,
    Tenait en son bec un fromage.
    Maître renard, par l’odeur alléché,
    Lui tint à peu près ce langage :
    « Hé ! bonjour Monsieur du Corbeau.
    Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
    Sans mentir, si votre ramage
    Se rapporte à votre plumage,
    Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois. »
    A ces mots, le corbeau ne se sent pas de joie ;
    Et pour montrer sa belle voix,
    Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
    Le renard s’en saisit, et dit : « Mon bon monsieur,
    Apprenez que tout flatteur
    Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
    Cette leçon vaut bien un fromage sans doute. »
    Le corbeau honteux et confus,
    Jura, mais un peu tard , qu’on ne l’y prendrait plus.

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